Sep 022010 0 Responses

Le financement préféré des entrepreneurs

L’entrepreneur découvre depuis quelques années un nouveau mode de financement très apprécié.

Durant le mois d’avril 2010, le nombre de créations d’entreprises a augmenté de 5 % au regard du mois d’avril 2009. Durant les quatre premiers mois de l’année 2010 (janvier à avril), 239 528 nouvelles entreprises ont vu le jour (source : INSEE). Sur cette période, le nombre de créations d’entreprises a augmenté de 25 % par rapport aux quatre mois équivalents de l’année précédente.

La Loi de modernisation économique, à l’origine du régime de l’auto-entrepreneur, a également facilité les immatriculations d’entreprises sous forme de société par actions simplifiées (unipersonnelles ou non) en laissant libre aux actionnaires de fixer eux-mêmes le montant du capital de la société. Autrement dit, il n’existe plus de seuil minimal pour cette forme juridique (qui s’élevait à 37 000 € jusqu’en 2009). C’est probablement ce qui explique la forte croissance de cette forme sociétale qui attire par sa liberté de fonctionnement et facilite davantage la création d’entre- prise (source : APCE).

Les différents types de financements

La chance de réussite d’un projet d’entreprise sera d’autant plus importante que le plan de financement est solide. Le chef d’entreprise y apportera des fonds propres à hauteur de ses capacités personnelles et de celles de ses associés actifs. Ces fonds propres seront très souvent complétés par des amis, de la famille : on parlera alors de “ love Money ”, de financement par des proches. Les fonds propres de nos entrepreneurs, souvent insuffisants, peuvent êtres renforcés par un certain nombre de dispositifs :

  • Les emprunts bancaires sont souvent limités, les banquiers n’ayant pas la culture de la prise de risque. Leur en- gagement est plafonné aux montants des fonds propres apportés, voire aux co-engagements pris par d’autres banques, voire si certains prêts d’honneurs sont accordés, ou encore avec l’assistance du médiateur de crédit
  • Le PCE, prêt à la création d’entreprise limité à 7 K€ sur un plan de financement limité à 45 K€
  • Les dispositifs de recherche de fonds soutenus par notre profession avec la plateforme Oseo Capital PME
  • Les prêts d’honneur, prêts Nacre à taux zéro, avec France Initiative et ses 245 plateformes en France ou encore le Réseau Entreprendre et une cinquantaine d’implantation. Ces prêts s’échelonnent en moyenne de 10 K€ à 50 K€ environ avec le bénéfice fréquent d’un différé au démarrage de 6 mois environ.
  • Il existe encore les nombreux dispositifs de type crédit d’impôts, concours à la création d’entreprise, etc.

Mais ces nombreux dispositifs se révèlent souvent faibles au regard de l’ambition des entrepreneurs qui souhaitent installer leur projet au plus vite pour répondre à de nouveaux usages, à de nouvelles offres, ou encore pour créer la demande…

Les financements “ classiques ” ne suffisent alors plus dès que l’on dépasse des plans de financement d’environ 100 K€. Les fonds d’investissements et la faiblesse des fonds d’amorçage en France entrainent une très grande difficulté pour l’entrepreneur qui souhaite trouver des financements de 100 K€ à 800 K€ en moyenne.

Le financement par Business Angels

Depuis quelques années, la pratique du business angelat et l’augmentation du maillage des différents réseaux locaux ou des réseaux spécialisés dans un domaine d’activité spécifique ont permis de combler une grande partie de ce vide. L’arrivée de la Loi Tépa ayant également favorisé l’augmentation du nombre de ces structures mais également l’existence de la Fédération nationale des “ business angels ”, France Angels, très active et influente, ont largement contribué à ce succès.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: Au 31 mars 2010:

  • 81 réseaux de Business Angels (dont 13 en démarrage)
  • 3 650 Business Angels (BA)

En 2009 (sur 68 réseaux actifs, sur 12 mois) :

  • 280 entreprises financées
  • 125 millions d’euros investis (50% BA, 50% co investisseurs)
  • 75 % de “ premiers tours ” (premier financement extérieur de l’entreprise)
  • 70 % des entreprises réalisent un CA < 500 k€ (au moment du financement)
  • 2/3 des entreprises sont issues des secteurs NTIC, Cleantech et Medtech

De plus en plus structurés, les réseaux de “ business angels” possèdent désormais des SIBA (Sociétés d’Investissement des Business Angels), constitués principalement de:

  • 60 % (9) en SA/SAS sans option SCR (éligible Madelin et TEPA)
  • 40 % (6) en SA/SAS avec option SCR

Les frais de gestion annuels s’élèvent en moyenne à 3,3 % Capital des SIBA rattachées :

  • 90 % du capital est détenu par les BA, 10 % par des institutionnels
  • Fourchette de capitalisation très large, avec une moyenne de 700 k€.

repartition financement par secteur 2010 ***Les données chiffrées sont issues de la dernière enquête publiée par France Angels en mars 2010. (france angel)

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